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Le livre un produit moins indispensable que le reste ?

Publié le 31 octobre 2020 par Thomas Mourier
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C’est le message que semble faire passer le Gouvernement après les dernières 24 h houleuses entre la filière du livre et Matignon. Si le livre n’était pas dans la liste des biens indispensables : il est désormais moins indispensable que le reste.

💡 Article mis à jour le 05/11/2020

Après avoir fermé les librairies et laissé ouvrir les grandes surfaces culturelles ou des supermarchés qui pouvaient vendre des livres — en plus du reste — certains libraires sont entrés en résistance face à cette concurrence déloyale. 

Les représentants des professions du monde du livre, des auteurs et intellectuels ont appelé dans les médias ou via des pétitions à ouvrir les librairies et demandent au gouvernement de Jean Castex de revoir leur position sur cette filière. 

Ajout du 5/11/2020 : Suite à ces premiers jours tendus : une solution d’apaisement à été proposé envers les libraires, l’État va prendre en charge les frais de port pour les envois de commandes des libraires indépendantes, et ce jusqu’à la fin du confinement, les réduisant à 0,01€ pour le client (pour respecter la loi du 8 juillet 2014 relative aux conditions de vente à distance des livres). Le dispositif est déjà en place depuis le 5 novembre vous pouvez donc choisir entre le Click & Collect ou la commande chez vos libraires : consulter la carte des librairies partenaires ici. 

⚖️ Une solution sous forme de trahison 

Suite à 24 h particulièrement tendues à l’annonce du nouveau confinement, le gouvernement est revenu sur sa position et décide d’interdire aux grandes surfaces de vendre des livres. Une décision incroyable puisque non seulement les libraires sont toujours pénalisés, mais en plus le livre devient le seul bien de consommation interdit, dans certains lieux, en France.

S’il n’était pas dans la liste des biens indispensables, il est désormais moins indispensable que le reste. 

Des photos surréalistes de rayons condamnés, barrés ou cloisonnés apparaissent sur les réseaux donnant un coup encore plus terrible aux professionnels qui voient leurs livres condamnés. 

Le livre est bien sûr encore vendu en Click & Collect chez les libraires, ou disponible à la commande sur les sites de vente en ligne. Sur Bubble, vous avez les deux solutions. 

✊ Colère et soutien de la profession

Si le Prix Goncourt a été reporté par solidarité ou que certains éditeurs comme Glénat reportent certaines sorties en soutien aux librairies fermées, les auteur·trices marraines et parrains de « L’année de la bande dessinée 2020 » : Florence Cestac, Catherine Meurisse, Régis Loisel et Jul ont démissionné de cette fonction ce matin :

À lire aussi : Point confinement & librairies : frais de port offerts et reports de parutions

💀 L’année de la bande décimée 

« L’année de la bande dessinée 2020 » avait été déjà bien secouée par la crise sanitaire, entre annulation d’événements, d’interventions, reports de livres ou encore absence d’aide de l’État, contrairement aux autres secteurs culturels.

Mais aussi par un amendement du gouvernement qui a supprimé la réduction de cotisations sociales aux artistes auteur·trices les plus précaires, la très mauvaise gestion de l’URSSAF, ou encore les non-réponses des ministres de la Culture Franck Riester et Roselyne Bachelot aux demandes des auteur·trices sur leur statuts et condition…

Une année particulièrement difficile où la célébration initialement prévue se transforme en cahier des charges d’une profession en danger, un événement déjà surnommé L’année de la bande décimée par une partie de la profession !

Ajout du 5/11/2020 : Les représentants des artistes-auteurs ont publié un communiqué commun demandant la création du Centre National Des Artistes-auteurs dédié à tous les métiers de la création dans l’optique de « mettre en œuvre certaines préconisations fondamentales du rapport Racine » (en savoir plus sur le rapport Racine) ; avançant que « la crise sanitaire a mis en évidence l’absence d’opérateur public capable de gérer les artistes-auteurs ainsi que le déficit de connaissance et d’identification du secteur de la création. »

La situation évolue de jour en jour, mais cette dernière décision de fermer les rayons « librairie » des magasins, en place de laisser ouvrir les librairies avec les mesures sanitaires appropriées, est une décision qui a du mal à passer dans un contexte déjà tendu. 


Image principale © Riad Sattouff

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