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Jonathan Hickman et ses graphiques : passion stats

Publié le 08 janvier 2021 par Jaime Bonkowski De Passos
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Quiconque a déjà tenu entre ses mains une création du scénariste-star de chez Marvel, Jonathan Hickman, n’aura pas manqué un intriguant détail : les graphiques.

Les graphiques sont pour Jonathan Hickman bien plus qu’une simple lubie. Véritable marque de fabrique de son travail, il en intègre à toutes ses oeuvres depuis ses débuts, suscitant autant de fascination que d’interrogation chez les lecteurs. Et quand il a révolutionné Marvel Comics avec Secret Wars, puis le monde des X-Men avec House of X Powers of X, ces fameux graphiques y étaient sans doute pour beaucoup. Omniprésents dans son travail, l’auteur revient dessus le temps d’une interview accordée à ComicsXF : décryptage.

Une nouvelle façon de raconter

Dans l’interview accordée au média américain ComicsXF, spécialisé dans les comics, il revient sur cette partie intégrante de son travail d’auteur. Il le dit et le répète : il s’est toujours attaché à donner une valeur narrative à ses graphiques, et à dépasser ainsi la simple dimension esthétique.

« Ce que je fais principalement maintenant, c’est tenter de changer la façon dont les livres sont lus et la façon dont l’information narrative est diffusée. »

Jonathan Hickman, ComicsXF.

Ses graphiques lui servent ainsi, entre autre, à mettre en place en amont l’espace dans lequel l’action va se dérouler dans les pages à venir (le plan d’une île, d’un bâtiment), ou à résumer ce que le lecteur vient de voir.

X-Men #1 / Jonathan Hickman - Pepe Larraz - R.B. Silva © Marvel Comics
Un plan de la « Summer House » sur l’île de Krakoa, dans House of X

Une tradition qui le précède, et qui le suit

Mais Hickman n’a pas le privilège des « méta-données », éléments extérieurs à la réalité de l’intrigue disséminés pour le bon plaisir des lecteurs. Il évoque ainsi l’influence sur son travail de Bill Scienkewicz qui dans New Mutant ajoutait des cartes et des plans, ou Keith Griffen qui dans Legion Of Superheros imagine les « Omnicon data », des fiches extra-diégétiques sur diverses facette de son univers.

C’est de ce genre d’expérimentations narratives et visuelles qu’Hickman se nourrit depuis le début de sa carrière. Et ça laisse forcément des traces après son passage : dorénavant, ces graphiques et pages informatives sont devenus emblématique de la nouvelle ère X-Men, et ses successeurs aux scénarios doivent s’en accommoder.

Difficile donc de ne pas reconnaître un comics d’Hickman quand on en tient un entre les mains. Et bonne nouvelle : en mars 2021 on devrait pouvoir découvrir en France le premier tome de sa dernière série Decorum (Image Comics), dessinée par Mike Huddleston, et publié chez nous par Urban Comics. Des assassins, de la science-fiction, et un superbe graphique de ramen : vivement avril.

Decorum / Jonathan Hickman & Mike Huddleston © Image Comics
À droite, l’héroïne mangeant ses nouilles, à gauche, un graphiques desdites nouilles. Pourquoi ? Parce que

Image Principale : © Marvel Comics / Jonathan Hickman – Pepe Larraz – R.B. Silva

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