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Faut-il assurer ses bandes dessinées pour se rassurer ? Et si oui comment ?

Publié le 11 août 2020 par Thomas Mourier

Votre collection est-elle protégée en cas de sinistre dans votre contrat habitation ? Vos albums sont-ils remboursés sur la base d’une liste ou de photos ? Faut-il souscrire à un contrat spécifique pour ses bandes dessinées ?

Parmi les questions les plus récurrentes que l’on reçoit, l’interrogation à propos de la nécessité d’assurer ou non sa collection revient chaque année. L’origine ? Peut-être grâce aux statistiques visibles dans votre profil, où l’on se rend compte de la valeur de sa collection ? Ou simplement parce qu’il existe peu de réponses en ligne. 

En voulant en savoir plus, je me suis heurté à ce manque d’information et ne voyez pas dans cet article une publicité déguisée pour une marque d’assurances, mais étant le seul à proposer cette prestation, les solutions à ces questions en fin d’article sont presque toutes celles de Romuald Perny, assureur chez JLM Assurances, qui a créé un contrat dédié. Merci à lui pour le temps qu’il m’a accordé pour cette enquête.  

Mais avant, un peu de contexte (pour faire sérieux comme dans Cash Investigation.) 


💰 Peut-on assurer ses albums ? 

Les albums de bande dessinée font partie des biens mobiliers et ils peuvent (ou doivent selon les assureurs, mais on verra ce point plus bas) être déclarés & assurés. 

Tous les contrats habitation (obligatoire pour chaque résidence en location et pour les propriétaires de biens en copropriété) comportent un volet concernant les biens mobiliers concernent l’ensemble des meubles, objets, collections, vêtements dont la somme estimée servira de base à un éventuel remboursement en cas de sinistre. 

Lors du devis et de la préparation du contrat, vous évaluez la valeur globale de ses biens mobiliers en estimant pièce par pièce pour obtenir une somme globale. 

Attention : cette somme est à la fois la valeur maximale du remboursement (donc à ne pas sous-estimer), mais elle sert également de barème pour fixer le prix de l’assurance : plus la somme est grande plus votre cotisation annuelle est importante (donc à ne pas sur-estimer non  plus). Il faut trouver un juste milieu. 


📚 Les bandes dessinées sont-elles un cas à part ? 

Les assureurs distinguent les collections des biens mobiliers, c’est à dire dès le moment où un ensemble d’objets font collection (en écrivant ça, j’ai l’impression d’être dans les 3 frères et j’ai peur que Didier Bourdon vienne me taper) bref, plusieurs bonnes piles de BD, comics ou manga. Idem pour les planches originales, tirages de tête, sérigraphies, ou figurines de valeur.

Souvent non déclarée lors de l’assurance, la collection de BD serait donc à distinguer du reste des biens mobiliers et faire l’objet d’une annexe ou d’une garantie objets de valeur.

Pour les objets planches originales, éditions rares, figurines… il s’agit encore d’une autre annexe (qui peut être en complément), mais on se rapproche déjà plus d’un contrat objet d’art plus que d’une collection de bandes dessinées classiques.


⚙️ Comment assurer ses bandes dessinées ? 

Il existe donc chez tous les assureurs, la possibilité d’indiquer sa collection dans les biens mobiliers pour en évaluer la valeur, mais également de demander une garantie objets de valeur spécifique. Une annexe ou contrat à part qui permettra de mieux les lister, évaluer et en cas de besoin rembourser.

Je le disais en intro il existe aussi un contrat spécifique chez JLM Assurances qui propose une annexe au contrat maison, spécifique à la bande dessinée. 

À partir de 500 BD (un peu moins de 9 000 euros) et jusqu’à une valeur de 200 000 euros, cette annexe s’ajoute au contrat maison et est calculée sur un pourcentage de celui-ci avec une majoration sur les cotisations. Permettant en cas de sinistre de rembourser au prix du neuf la collection ainsi évaluée.

Inconvénient : la cellule psychologique pour la prise en charge de vos proches n’est pas assurée, vous devrez seul affronter leur regard quand ils découvriront le montant réel de votre collection.

Pour les collections plus importantes ou avec des planches originales et des objets spécifiques, il faut passer à un contrat « protection art » pour permettre la restauration des pièces, en complément de l’autre. 

A noter que ces contrats ne sont valables qu’en France en raison de la législation, il faut vous tourner vers un assureur selon votre pays de résidence.


📸 Alors faut-il garder les factures & tickets de caisse ? Faire des photo ? 

Pour cet assureur, il ne faut qu’une liste à jour des albums sur la base d’une déclaration sur l’honneur et si possible via un logiciel comme Bubble, BDgest, Sanctuary ou même un Excel afin de lister les albums de manière précise avec les prix neufs, les dates d’achat et l’état des livres.

Cette liste doit être actualisée et envoyée à l’assureur 2-3 fois par an selon les mouvements dans la collection. 

Côté photo, rien d’obligatoire, mais plus il y a de preuves en cas de sinistre mieux c’est (idem pour les tickets de caisse.) On peut alors se limiter à des photos générales de ses bibliothèques régulièrement ou encore prendre en photo les livres particuliers tirages limités, dédicacés, introuvables… en complément de la liste déclarée.


⚖️ Avantages ? Inconvénients ?

Côté avantages

Ces assurances ou annexes spécifiques permettent d’être assurés et remboursés au prix du neuf pour chaque album versus un contrat plus classique qui rembourse une somme plafonnée pour tous les biens mobiliers. 

Ils incluent des clauses spécifiques de transport, prêt ou libre circulation (pouvoir être couvert sur plusieurs adresses ou couvert lors d’un salon, festival) alors que les contrats classiques se limitent à la résidence assurée.

Côté inconvénients 

Côté inconvénients de souscrire, vous l’avez deviné : le tarif supplémentaire à ajouter chaque mois à votre facture d’assurance. Mais aussi les petits travaux à prévoir pour sécuriser votre habitation pour ne pas payer trop cher ou pour être couvert pour des conditions spécifiques (exemple : pour les garanties dégâts des eaux et inondation, il est demandé que les biens assurés soient stockés à plus de 20 cm du sol) 

Avantages à ne pas souscrire

Le principal étant de ne pas payer un supplément liée à votre collection.

Inconvénients à ne pas souscrire

Ne pas être remboursé à sa juste valeur ni au prix du neuf selon les barèmes de dépréciation. Ou encore dans des cas particuliers d’apparaître comme un problème si les étagères trop lourdes ont pesé sur le sinistre par exemple. D’où cette notion de “devoir” assurer sa collection décrite en intro pour certains assureurs.


🕰 Quand faut-il s’assurer ? 

Si l’expert se déplace pour les collections de plus de 50 000 € (environ 3 000 albums) pour évaluer la collection, Romuald Perny conseille de prendre une assurance dès 500 albums (un peu moins de 9 000 euros) Un tableau est à disposition sur leur site pour comprendre les spécificités des collections, les distinctions avec objets de valeur…

Dans les critères, il faudra produire un listing complet avec toutes les infos (vous pouvez extraire votre collection à jour dans votre profil pour répondre facilement à cette demande) afin d’estimer avec votre assureur la valeur globale de la collection. Mais aussi de prendre en compte le lieu d’habitation et spécificités de la maison. 

Si Romuald Perny compte déjà plus de 400 clients sur toute la France, il propose aussi des contrats aux libraires et des assurances pour les auteurs. 

Vous pouvez consulter son site internet, en complément de cet article ou le contacter directement. Et je vous engage à en parler avec votre assureur en amont pour comparer les devis, selon la taille de votre collection.

Sujet complexe aux réponses aussi nombreuses que de cas particulier, si vous avez des idées, des retours d’expérience ou des questions venez en discuter dans les commentaires ci-dessous ou sur les réseaux : Facebook Twitter Instagram.


Illustration principale © Steve Murray

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