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Décès d’Atoss Takemoto, un des pionniers du manga en France

Publié le 03 juin 2020 par Rémi I.

Précurseur de l’édition de manga en France, Motoichi « Atoss » Takemoto est décédé ce mardi 2 juin 2020, dans son domicile français, à l’âge de 67 ans.

Motoichi « Atoss » Takemoto et son cor de chasse en 2014. On voit très bien sur cette photo tout ce qui a influencé sa vie : musique, chevaux, Espagne, Japon, Tunisie…
© Célia Bonnin pour Zoom Japon

Né le 8 janvier 1953, Globetrotter en soif perpétuelle de culture et de connaissance, Motoichi « Atoss » Takemoto accumula les connaissances, professions et langues durant toute sa vie, avec à chaque fois l’indéboulonnable volonté de transmettre et d’échanger.

Les 6 numéros de la revue Le Cri qui tue

Parti vivre à Melbourne en 1972 et décida de changer son prénom afin qu’on arrête de l’écorcher. Passionné par Les trois mousquetaires, il se fait appeler Atoss Takemoto en référence à Athos, l’un des célèbres personnages d’Alexandre Dumas. À son arrivée en Europe en 1974, il a cœur de faire découvrir les bandes dessinées de son pays. Après avoir exercé de nombreux métiers, il crée en 1978 le magazine trimestriel Le Cri qui tue avec Rolf Kesselring.

Si ce n’est pas dans ces pages que paraissent les premières planches de manga en France (honneur qui revient au magazine Budo dès le mois de mai 1969), c’est toutefois la toute première revue entièrement consacrée au manga (exception faite de l’étonnante présence de Mafalda de l’Argentin Quino). Publié du 15 juin 1978 au 5 mars 1981, Le Cri qui tue fit découvrir une poignée d’œuvres et d’auteurs incontournables comme Shōtarō Ishinomori (lire le dossier), Takao Saitō (avec Golgo 13, série toujours en cours aujourd’hui avec 196 tomes ! (lire le coup de coeur)), des histoires courtes de Yoshihiro Tatsumi (lire le dossier), Osamu Tezuka (lire le dossier) (avec la quasi intégrale de Demain les oiseaux) ou Fujio Akatsuka. Et, en plus d’y publier des mangas, Atoss Takemoto s’attache à apporter un contexte et du rédactionnel pédagogique.

En 1979, Atoss Takemoto est également l’éditeur du tout premier manga paru en France : Le vent du nord est comme le hennissement d’un cheval noir, une des très nombreuses histoires que l’on trouve dans la série Sabu & Ichi de Shōtarō Ishinomori.

En 1982, il cosigne un dossier de 40 pages consacré au manga dans B.D. Bulle 9, la revue du festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Son aventure éditoriale se terminera avec la parution d’un deuxième manga : Hiroshima. Ce recueil de deux histoires courtes de Yoshihiro Tatsumi est cette fois-ci publié chez Artefact en 1983.

Suite à une fibrose pulmonaire idiopathique, Motoichi Takemoto avait été greffé du poumon droit fin décembre 2016. C’est le mardi 2 juin 2020, auprès de sa femme et dans son domicile parisien, que cette figure de l’histoire du manga est décédé à l’âge de 67 ans.

La vie de Motoichi « Atoss » Takemoto étant très loin de se limiter à l’édition et au manga, nous vous invitons à découvrir son parcours insolite sur Zoom Japon.

Enfin, vous pouvez trouver de nombreuses informations et photos du Cri qui tue sur ce blog.


Illustration principale : © Le Cri qui tue / Atoss Takemoto / Rolf Kesselring

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Couverture de l'album Hiroshima (contagion)
Hiroshima (contagion)
Tome 1 
 
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