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Les incontournables

Claire Fauvel : Le conte est son royaume

Publié le 06 mars 2020 par Thomas Mourier

Interview de Claire Fauvel à l’occasion de la sortie de son nouveau livre « La nuit est mon royaume ». L’autrice signe également le premier ex-libris collector de Bubble, que nous vous offrons ce mois-ci.

La nuit est mon royaume de Claire Fauvel, Rue de Sèvres

Depuis Une Saison en Égypte et La Guerre de Catherine, sur un scénario de Julia Billet (Fauve Jeunesse à Angoulême, Prix Artémisia fiction historique & prix des lycéens de la BD historique), Claire Fauvel se renouvelle à chaque nouvel album.
Autrice remarquée, avec Phoolan Devi : Reine des bandits et aujourd’hui avec La Nuit est mon royaume, elle est devenue l’une des autrices incontournables des librairies.

Elle développe un univers proche du conte. De contes modernes mêlant histoires personnelles à la grande histoire faite de trajectoires aussi flamboyantes qu’elles peuvent être éphémères. Après avoir raconté des vies de femmes et d’hommes dans un contexte lointain, historique ou exotique, elle revient avec une histoire contemporaine, urbaine et très ancrée dans notre réalité.

À travers la fougue et l’amitié de Nawel et Alice, c’est un beau portrait de la jeunesse contemporaine que dépeint l’autrice. Une envie d’émancipation très forte qui rappelle que l’adolescence est ce moment à part où tout est possible et où tout est vécu de manière plus intense. À leur manière, les deux jeunes femmes vont tenter de s’affirmer à travers l’art, vis-à-vis de la famille, de la tradition, des normes, de leurs relations…

Si le thème et la passion dévorante de nos héroïnes est la musique, on pourrait tout aussi bien faire le parallèle avec la bande dessinée, aussi nous avons voulu en savoir plus et nous avons posé quelques questions à Claire Fauvel.

🔥 Mais juste avant, vous pouvez découvrir l’ex-libris collector qu’elle réalise pour Bubble dans le cadre d’une opération célébrant le travail des autrices de bande dessinée sur Bubble durant tout le mois de mars 2020.

🎁 Ex-libris offert pour toute commande, livrée à domicile, de plus de 60€ passée entre le 16 et le 31 mars 2020.

Ex-libris collector par Claire Fauvel, offert pour toute commande, livrée à domicile, de plus de 60€ passée entre le 16 et le 31 mars 2020.

Est-ce que cette histoire originale qui raconte les premières galères, les premières réussites de ces artistes naissantes est autobiographique ?

Sans être autobiographique, on peut dire que c’est une histoire très intime. Certains éléments sont inspirés de ma propre vie, notamment les difficultés de la vie d’artiste. J’ai aussi questionné plusieurs amis musiciens sur leur expérience dans le milieu de la musique. La plupart des galères traversées par Nawel et Alice dans les débuts de leur groupe sont inspirées d’anecdotes vécues.

Jusque là vos projets étaient liés à de la documentation, des figures ou thèmes historiques, comment est venue cette histoire de Nawel et Alice ?

En général, même si deux de mes projets précédents étaient des adaptations de romans, je suis toujours attirée par des histoires dont les thèmes et les situations me concernent ou m’inspirent. C’est bien sûr particulièrement le cas avec La nuit est mon royaume puisqu’il s’agit d’une fiction.
Pour l’écrire, je suis allée puiser dans plusieurs thèmes dont je voulais parler depuis longtemps : le déterminisme social, le combat de la nouvelle génération pour faire émerger de nouvelles valeurs et la difficulté de vivre en tant qu’artiste. L’histoire de Nawel est directement inspirée de ma jeunesse en banlieue parisienne. Son personnage est un mélange entre la vie d’une très bonne amie à moi et mes propres expériences.

Comment on passe de l’Égypte à Créteil ou de l’Inde à Belleville ? Avez-vous travaillé en faisant des croquis ?

Oui, comme pour l’Inde et l’Égypte, j’ai effectué pas mal de recherches, photographiques et dessinées, avant de démarrer l’album. C’était beaucoup plus facile pour moi car je n’avais que quelques rues à traverser pour pouvoir me documenter !
Cela dit, j’ai essayé de ne pas me baser uniquement sur des photos mais aussi de représenter certaines ambiances (comme les scènes de concerts ou de festivals) d’après les souvenirs et les émotions que j’en avais gardés.

On pense à Nana d’Ai Yazawa qui mêle aussi problématiques amoureuses, histoire d’amitié et musique. Quelles sont vos influences en bande dessinée ?

Je vais chercher l’inspiration dans toutes les formes d’arts, mes ambiances colorées sont par exemple aussi bien inspirées par des peintres que par des réalisateurs comme Wong-Kar-wai.
En bande dessinée, j’aime des auteurs comme Manuele Fior, Simon Hanselmann, Jeremie Moreau, Anne Simon, Thomas Gilbert, Elizabeth Holleville. Plus jeune, je lisais pas mal de mangas et ça a été une source d’inspiration pour mes dessins et ma narration.
Nana faisait d’ailleurs parti des mangas que j’aimais beaucoup ! 😊

Pour la musique, il y a des références à des lieux comme La Station Gare des Mines ou des musiciens comme les Beatles, quelle a été la bande-son de l’album ? 

J’aime me faire une B.O. pour chaque nouvel album et c’était bien sûr particulièrement important pour celui-ci. Dans ma playlist, il y avait bien sûr du Paul Mc Cartney, mais aussi des groupes plus récents.
Pour imaginer le groupe d’Alice et Nawel qui font de la pop électro, je me suis inspirée de groupes comme Beach House, The Knife, Grimes. Pour la musique d’Isak Olsen, je me suis inspirée de Sufjan Stevens et Jacco Gardner.

Depuis vos premiers albums, vous mettez en scène des jeunes femmes avec en toile de fond, le thème de l’émancipation. Est-ce que la bande dessinée est un bon médium pour raconter notre époque ? 

La bande dessinée me semble un bon moyen de parler de notre époque car c’est un médium qui peut s’adresser à tous les âges. C’est un aspect de la BD qui me plaît, j’aime que mes BD puissent être lues aussi bien par des adolescents que par des adultes. Et bien sûr il est primordial pour moi de faire des BD qui ont du sens. Sans être forcément des BD militantes, elles parlent de thèmes qui me tiennent à cœur.

L’émancipation est en effet un sujet que j’aime beaucoup, comme l’adolescence, le féminisme, la complexité des relations amoureuses. J’essaie aussi de mettre de la mixité dans mes bandes dessinées, c’était important pour moi d’avoir une héroïne femme et d’origine algérienne dont l’histoire ne se limite pas à un questionnement sur son identité mais qui affronte les mêmes problèmes que toute personne qui se dévoue corps et âme à sa passion.

Quels sont vos futurs projets, en plus de la tournée pour présenter cet album ?

Je ne peux pas trop parler du projet sur lequel je travaille en ce moment car il n’est pas encore signé. Je peux juste vous dire que cette BD devrait traiter de questionnement artistique, moral et écologique (un autre sujet dont je veux parler depuis longtemps !), et sera (grande première pour moi) réalisée à 4 mains, en collaboration avec un auteur que j’aime beaucoup ! 😉

Voilà un teasing qui donne très envie. Si vous voulez en savoir plus sur son parcours, elle avait déjà répondu à quelques-unes de nos questions sur la formation & le métier d’autrice ici (interview croisée avec elle et d’autres auteurs).


Illustration principale & pages ci-dessous : © Claire Fauvel / Rue de Sèvres 

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