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Notre œil sur les sorties

Burn the Witch : l’auteur de Bleach s’attaque aux sorcières et aux dragons

Publié le 18 février 2021 par Jaime Bonkowski De Passos
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Impossible de manquer la grande nouvelle qui secoue la galaxie shonen : Tite Kubo, l’auteur du légendaire Bleach, revient à la création avec Burn the Witch. À la base pensé comme un one-shot, le titre est finalement devenu une série régulière du Shonen Jump : retour sur un hit en devenir.

© Tite Kubo / Burn the Witch / Shueisha / Glénat

Les dragons ne sont pas imaginaires, de même que les sorcières et la magie. En fait, tout ce beau monde s’épanouit sous nos pieds dans le Reverse-World, sorte de société alternative au verso de notre réalité.

Notre histoire prend place à Reverse-Londres, où on suit les aventures de Noel et Ninny, deux sorcières membres de l’agence Wing Bind. Elles sont chargées, à l’instar de leurs confrères et consœurs, de réguler l’activité des dragons et lorsque c’est nécessaire, d’éliminer les menaces qu’il représentent lorsque, gorgés d’émotions négatives, ils deviennent des Dark-Dragon.

Mais leur routine va être bouleversée par l’arrivée impromptue de Balgo, un abruti complet venu du vrai monde (le nôtre) et capable de voir et même d’attirer les dragons, choses qu’un humain normal n’est pas censé pouvoir accomplir. Le duo de sorcière doit donc assurer sa sécurité, tandis que les pontes de Wing Bind tentent de déterminer si ce garçon représente une menace ou un atout…

De forts relents de Bleach, pour notre plus grand plaisir

À la lecture de Burn the Witch, impossible de ne pas être étreint par un sentiment de nostalgie : on se revoit gamin découvrant avec stupeur le premier tome de Bleach (lire le coup de coeur), son énergie, sa bonne humeur, sa classe. Tous ces ingrédients sont de retour dans Burn the Witch, et ça fait un bien fou. Toutes les qualités par lesquelles Tite Kubo s’est imposé comme un auteur majeur du Jump en son temps sont réunies : un style unique et splendide, des chara-designs trop cools, un univers riche, et des séquences d’action époustouflantes.

Les parallèles avec Bleach vont encore plus loin, notamment dans la manière dont l’agence Wing Bind est organisée : des bataillons dirigés par une poignée de chefs et cheffes aussi badass que mystérieux, pas sans rappeler les compagnies et capitaines de compagnies. Clin d’œil : l’univers de l’intrigue est appelé Soul Society, comme le monde de Bleach (même si les deux séries ne sont pas, en tout cas pour l’heure, connectées au delà de ce type d’hommage).

Une modernité bienvenue

Mais attention, Burn the Witch n’est pas qu’une vulgaire copie de Bleach, l’auteur a une vraie histoire à nous raconter, et ce premier tome, en plus de présenter l’univers, installe une amorce d’enjeux qui s’annoncent intenses avec les Märchen, super-dragons légendaires à éliminer. Le récit, s’il reste fidèle aux grands thèmes du shonen classique (un genre qui, rappelons-le, s’est en partie défini autour de ce que Kubo a apporté dans Bleach, chapeau l’artiste), fait quand même montre d’une certaine modernité.

En lieu et place du traditionnel héros, l’histoire se concentre sur un duo d’héroïnes super classes, fortes, badass, et Balgo, le personnage masculin, est surtout là comme comic-relief : il ne volera sans doute pas réellement la vedette à Noel et Ninny. Et si l’auteur succombe quelquefois à sa passion pour les (très) fortes poitrines (manie devenue presque un meme dans Bleach ) il ne sexualise pas pour autant ses personnages féminins à outrance. Elles emportent le récit avec elles, défoncent du dragon, et gare à qui leur manque de respect ou les prendraient pour des potiches ou “princesses à sauver”.

Burn the Witch s’annonce donc comme une série à surveiller de très près pour tous les amateurs de shonen classique, dans la veine de Fairy Tail, One Piece et autres. Contrairement à Samourai 8, série avortée et franchement nulle de Masashi Kishimoto (après Naruto sensée marquer son retour à la création), Tite Kubo évite l’écueil de l’ambition démesurée et propose une série simple, classique et efficace.
Un titre dont il nous tarde de découvrir la suite.

Burn the Witch par Tite Kubo, Glénat


Illustration : © Tite Kubo / Burn the Witch / Shueisha

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